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Interview : Quelle alimentation au travail ?

Les liens entre la nutrition et la santé sont aujourd’hui évidents. Une alimentation suffisante, équilibrée et diversifiée est indispensable. Les recommandations nutritionnelles à suivre sont définies dans le Programme National Nutrition Santé (PNNS). Le monde du travail répond également à ces repères nutritionnels, Fabienne Souvré, spécialiste de la diététique dans le monde du travail depuis plus de 20 ans nous donne quelques pistes et conseils à mettre en œuvre en terme d’alimentation au travail.

D’une manière générale, quelles sont les recommandations alimentaires journalières à suivre ?

Fabienne Souvré : Les toutes dernières recommandations nutritionnelles du PNNS 4 conseillent toujours d’augmenter la consommation de fruits et de légumes. La nouveauté porte sur la consommation de fruits à coque (1 poignée par jour) pour leur apport en oméga 3. Par ailleurs, elles recommandent d’aller vers la consommation de pain ou céréales complètes ou semi-complètes, Bio si possible. Pour les aliments sources de protéines, elles préconisent la consommation de légumes secs 2 fois par semaine, associés aux céréales (protéines végétales), du poisson 2 fois par semaine, dont un poisson gras (sardines, maquereau, saumon…), 2 produits laitiers par jour, de privilégier la volaille et limiter les autres viandes à 500 g par semaine. Elles recommandent aussi « le fait maison » et de privilégier les aliments avec un Nutri-score de A à C. 

En terme d’alimentation au travail, est-ce que ces recommandations diffèrent selon le type de poste occupé ? Par exemple entre un employé de bureau et un ouvrier du BTP, les recommandations alimentaires sont-elles les mêmes ?

Fabienne Souvré : Les recommandations sont les mêmes mais chacun doit adapter les quantités à ses besoins selon son niveau d’activité physique (travail physique ou sédentaire).

Pour les salariés en travail posté, quelle est la composition d’une collation idéale ? Et quel est son intérêt ?

Fabienne Souvré : L’enjeu pour les personnes qui travaillent en horaires décalés est de garder le rythme des repas comme des jalons dans la journée (matin, midi et soir) et d’adapter leur composition. Ainsi, un salarié qui travaille du soir, pourra prendre une collation dînatoire sur sa pause, vers 19/20h, ce qui lui permettra d’être en forme dans la soirée et de prendre un repas léger en rentrant chez lui.  Cette collation peut se composer d’un sandwich avec du pain semi-complet ou une salade de pâtes ou riz avec du jambon ou des sardines, de la salade, des concombres… Elle peut aussi comporter un fruit facile à transporter (pomme, banane…) et des fruits secs et des fruits à coque (amandes, noisettes…).

D’une manière générale, quelles actions en rapport avec la nutrition peut-on développer au sein d’une entreprise ?

Fabienne Souvré : La visibilité de l’impact positif de l’alimentation sur la santé est capitale. Encourager la participation active des salariés permet de repérer des actions concrètes adaptées au contexte de l’entreprise. Il est nécessaire de créer des conditions favorables pour permettre à chacun d’intégrer l’équilibre alimentaire au travail et au quotidien : disponibilité des aliments, conditions de prise de repas… 

Sources : Extrait recommandations alimentation PNNS 4 – Juin 2019 

Fabienne SOUVRÉ

  • Diététicienne
  • Spécialiste du domaine de la diététique au travail
  • Consultante en santé holistique
  • 20 ans d’expérience en formation santé / alimentation