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Dites stop aux chutes !

Nos conseils prévention

Qui n’a pas un jour glissé sur une feuille de salade ou une plaque de verglas, trébuché sur un rebord de trottoir, perdu l’équilibre dans un escalier récalcitrant, marché sur un objet non identifié traînant dans le passage, involontairement pris les pieds dans l’anse de la sacoche d’ordinateur, arraché le câble de l’ordinateur en train de charger en se prenant les pieds dedans !  Patatras…

Mes mains se sont positionnées en mode parachute n’empêchant pas ma tête de se rapprocher dangereusement de l’angle de l’objet malencontreusement positionné là.
Et là, ça fait mal ! N’était-ce que le fait du hasard ?

Quelques conseils pour sécuriser ses déplacements à pieds :

•    Porter des chaussures adaptées, chaussettes sur chaussures en cas  de verglas, comme au Canada !
•    Porter un sac au dos plutôt qu’une sacoche à la bandoulière qui pend,
•    Ranger tous les obstacles.

Et surtout :

•    Être en pleine conscience de sa marche et sa démarche,
•    Gérer son stress,
•    Eviter de rédiger des SMS ou de téléphoner en marchant,
•    Ne pas se précipiter,
•    Pour les lunettes, veiller à ce que la correction visuelle permette de voir le relief et apprécier les distances,
•    Marcher régulièrement pieds nus et se masser les pieds pour réactiver la proprioception,
•    Réaliser des exercices de proprioception yeux ouverts puis yeux fermés, sur un pied, puis l’autre, sur une surface plane ou non.

Lutter contre le stress en profitant de l'instant présent

L’une des tendances les plus à la mode ces temps-ci, c’est la méditation. Vivre l’instant présent, vivre en pleine conscience.

Oui, mais comment ?

Il faut savoir que nous vivons au milieu d’un flux de données permanent. Certaines études estiment que l’homme moderne reçoit en une seule journée autant d’informations qu’un homme du Moyen Âge durant toute sa vie !

Face à cette déferlante, il est essentiel de se poser. Et pour permettre cette opération au cerveau, il faut faire du concret.

Si je vous dis c’est quoi pour vous « être heureux », qu’est ce que cela vous évoque ? Il est fort probable que vous aurez une idée abstraite qui vous viendra à l’esprit. Genre un smiley, ou l’image du soleil, etc. Comment vous sentez-vous quand vous imaginez ceci ? Peut-être un peu mieux. Peut-être aussi que vous ne ressentirez rien. Car vous êtes dans l’abstrait.

Le cerveau pense en images, ou plutôt en représentations mentales. Cela signifie que pour générer une sensation de bien-être il faut se replonger dans une situation VÉCUE, associée à une belle image et/ou à des sensations, des odeurs, des bruits...

Donc, CONCRÈTEMENT Quel est le dernier moment de bonheur que vous avez vécu ou vous vous êtes dit, «ah oui là je suis vraiment bien ».

« C’était à la plage en été, je faisais une partie de foot avec mon fils, et nous riions tous les deux »
« C’était au coucher du soleil dans mon jardin ce printemps, j’entendais les oiseaux chanter, l’odeur de l’herbe fraîchement tondue, tout était calme, et le ciel rayonnait de couleurs pastels ».

En vous remémorant ces souvenirs si précis, comment vous sentez-vous ? Il est fort probable que la réponse soit « bien » et que vous arboriez un large sourire.

Si nous nous sentons si bien, c’est parce que notre cerveau ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire. Vivre une situation pour de vrai, ou la revivre via un souvenir agréable stimule les mêmes zones cérébrales et restitue les mêmes émotions qui sont liées.

D’accord mais quelle relation avec vivre le moment présent ?

Le bonheur, vous savez bien que ce n’est pas un état permanent. Ce sont de petits éclats de vie, qui se mettent à briller plus fort.

Si vous êtes capable de restituer un souvenir avec suffisamment d’intensité pour vous sentir bien en y pensant, vivre le moment présent signifie simplement de s’y plonger avec la même intensité à l’instant précis ou il se produit. Non seulement vous l’enregistrerez avec plus d’acuité pour en faire un trésor pour le futur, mais en plus vous en profiterez à fond au moment où vous y serez.

Pour y arriver vous avez juste besoin d’arrêter le flux de pensées qui nous traverse en permanence. Si vous êtes du genre distrait, pour prendre le pli quand vous savez qu’une activité agréable se profile, mettez carrément une alerte sur votre téléphone. Et quand ce dernier se manifestera prenez 3 minutes, cessez de parler ou de bouger. Prenez une grande respiration, sentez les émotions agréables qui vous remplissent, le goût du plat que vous mangez, ou la chaleur du soleil, les rires et les conversations des amis qui vous entourent...

Capturez cet instant avec le plus de précision possible, en savourant chaque détail. Prenez conscience de la chance que vous avez d’être en vie, d’être peut-être entouré, ou en bonne santé, d’avoir l’estomac plein, d’avoir mal aux côtes à force d’avoir ri...

Si vous le faites régulièrement vous verrez que petit à petit votre conscience s’élargira. Que croquez une pomme au boulot est un moment de plaisir. Que progressivement vous vivrez avec plus d’intensité, plus de plaisir, plus de reconnaissance. Et moins de stress.

Dernier point : plus nous vieillissons, plus nous avons la sensation que le temps passe vite ! C’est encore un tour de notre cerveau. Ce dernier évalue le temps qui passe par rapport au temps global qu’il a vécu. C’est à dire que pour un bébé de 3 jours, une journée représente un tiers de sa vie. Une immensité... Pour un adulte de 50 ans, une journée c’est une portion bien plus réduite ! Voilà pourquoi nos souvenirs de vacances enfant étaient plus intenses, que l’été nous paraissait interminable, que tout était vécu avec plus de relief.

Pour ralentir cette sensation infernale, la meilleure solution reste de vivre l’instant présent. Notre cerveau nous permettait de le faire spontanément dans notre enfance. Nous SAVONS le faire. Il faut juste lui remontrer le chemin.

Voilà pourquoi nous parlons aussi intuitivement de « retrouver son âme d’enfant ».

Alors, émerveillez-vous !

Marie-Sonia Etchegaray
Consultante Formatrice C3S

Diplômée en Neuro-sciences
Master PNL - Praticienne en Hypnose Ericksonienne

Burn-out : au-delà des débats, faire le bon diagnostic et proposer une prise en charge personnalisée

Sujet à débat et à controverse, le « syndrome d’épuisement professionnel » peut avoir des conséquences graves sur la vie des personnes et nécessite une prise en charge médicale. Syndrome complexe et aux manifestations diverses, il est mal connu, difficile à repérer, parfois diagnostiqué à tort ou confondu avec d’autres troubles psychiques.

La HAS a publié des recommandations pour aider les médecins traitants et médecins du travail à diagnostiquer le burn-out, le prendre en charge de façon adaptée et accompagner le retour au travail.


Entré dans le langage courant, le terme « burn-out » est aujourd’hui utilisé pour décrire toute sorte de stress, de grande lassitude ou de fatigue par rapport à son travail. Il s’agit pourtant d’un véritable syndrome qui se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental profond, causé par un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes.

Le burn-out peut avoir des conséquences importantes sur la santé et la vie sociale des personnes et requiert une prise en charge médicale adaptée. Pour autant, le diagnostic de ce syndrome – qui n’est pas une maladie en tant que telle – reste difficile à établir ; il peut souvent passer inaperçu, être diagnostiqué à tort ou encore traité de façon inadéquate.

L’objectif du travail de la HAS est de permettre aux professionnels de repérer les symptômes et de dresser le bon diagnostic, afin de proposer une prise en charge personnalisée et d’aider au retour au travail. A chacune de ces étapes et avec l’accord du patient, la collaboration entre le médecin traitant et le médecin du travail est essentielle.


Repérer les manifestations du burn-out...


Identifier le burn-out est complexe pour différentes raisons : ses manifestations diffèrent d’un individu à l’autre, s’installent de manière progressive voire insidieuse et sont parfois les mêmes que pour d’autres troubles psychiques ou maladies.

Ces principaux symptômes sont aussi bien d’ordre émotionnel (anxiété, tristesse, hypersensibilité, absence d’émotion...), cognitif (troubles de  la mémoire, de l’attention, de la concentration...), comportemental ou interpersonnel (isolement social, comportement agressif ou violent, diminution de l’empathie, comportements addictifs...), motivationnel (désengagement, remise en cause professionnelle, dévalorisation...) que physique (troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques, gastro-intestinaux...).

Après avoir identifié ces manifestations et écarté l’hypothèse d’une maladie physique, il faudra juger de leur sévérité et évaluer en priorité le risque suicidaire. 

…et analyser les conditions de travail et les facteurs individuels, afin d’établir le bon diagnostic

 Les symptômes repérables n’étant pas spécifiques au burn-out, le médecin traitant et le médecin du travail devront s’intéresser en complément :

- aux conditions de travail (intensité et organisation du travail, exigences émotionnelles, autonomie et marge de manœuvre, relations dans le travail, conflits de valeurs, insécurité de l’emploi[1]),

- à la personne et à son vécu (antécédents personnels et familiaux - notamment antécédents dépressifs -, événements survenus dans la vie personnelle, soutien de l’entourage, rapport au travail).

La confrontation de ces différentes analyses permettra d’établir ou non le diagnostic de burn-out. Cela permettra en effet de le différencier d’autres troubles psychiques (dépression, troubles anxieux, stress post-traumatique) ou d’établir qu’ils coexistent avec lui. L’aide d’un psychiatre pourra être sollicitée à cette étape.


Personnaliser la prise en charge du burn-out, sans recours systématique aux antidépresseurs


La prise en charge du burn-out doit être individualisée en fonction des manifestations constatées, des éventuelles pathologies associées identifiées, de l’historique du patient et de son travail. Elle repose principalement sur :

- un arrêt de travail, dont la durée est adaptée à l’évolution du trouble et au contexte socio-professionnel,

- la combinaison d’interventions psychothérapeutiques ou psychocorporelles (thérapies cognitivo-comportementales, relaxation, méditation pleine conscience,…),

- un éventuel traitement médicamenteux, notamment par antidépresseurs, mais uniquement si le burn-out est associé à des troubles anxieux ou dépressifs,

- l’intervention d’un psychiatre pour les cas complexes ou sévères, pour une réévaluation des traitements médicamenteux ou pour une poursuite d’arrêt maladie.


Agir sur le contexte socioprofessionnel et accompagner le retour au travail


Il est nécessaire d’anticiper et de préparer le retour au travail. L’analyse du poste et des conditions de travail permettra de mettre en place d’éventuelles actions de prévention individuelle et/ou collective.

Avant le retour au travail, il est recommandé d’organiser une (ou plusieurs) visite(s) de pré-reprise avec le médecin du travail. A l’issue de la visite de pré-reprise, le médecin du travail pourra recommander des aménagements ou adaptations du poste de travail, voire des mesures visant à faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle. Un suivi régulier impliquant  le médecin du travail, le médecin traitant et, le cas échéant le psychiatre, est indispensable pour aider au maintien dans l’emploi du patient.

[1] Six catégories de facteurs de risque psychosociaux identifiées dans le rapport Gollac : http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_SRPST_definitif_rectifie_11_05_10.pdf

Source : www.has-sante.fr - 22/05/2017

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