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Mieux comprendre nos émotions

Emotion vient de : ex movere qui signifie de l’intérieur vers l’extérieur. Selon le Petit Robert, c’est une réaction affective en général intense, se manifestant par divers troubles, surtout d’ordre neuro-végétatifs.

L’émotion est une réaction physiologique naturelle à un événement vrai ou imaginé, interne ou externe. Elle nous signale un déséquilibre en lien avec un dysfonctionnement dans notre communication aux autres, dans nos besoins et nos désirs.

Et, si certaines émotions ont une connotation négative, elles ont toutes une fonction spécifique. Elles sont toutes utiles pour comprendre ce que nous vivons en nous-mêmes et dans les relations. Elles viennent nous dire que l’un de nos besoins n’est pas satisfait, ni rempli.

Mais comment mieux les comprendre ?

• Les repérer, se demander ce qui a enclenché ces perturbations en nous.

• Les identifier : est-ce vraiment de la colère ou de la peur, de la tristesse, de la honte…?

• Leur donner du sens : prendre conscience de l’élément déclencheur, retourner dans son histoire et se souvenir de ce qui a pu entraîner la même réaction et ainsi, s’apercevoir que ces émotions viennent nous dire quelque chose de nous, de notre passé.

• En prendre conscience pour mieux vivre avec soi, éviter de se faire du mal, mieux se connaitre et éviter à notre interlocuteur ou à soi de ne pas comprendre la disproportion de la réaction.

En conclusion, nous avons la responsabilité de nos émotions, l’autre n’est qu’un élément déclencheur à l’un de nos besoins non satisfaits.

Apprendre à reconnaître et à mieux gérer ses émotions permet d’agir sur son bien-être.



Pour aller plus loin...

 

 

Ouvrage " Mieux vivre avec ses émotions"

À combien évaluez-vous votre capacité à comprendre, maîtriser, exprimer et utiliser vos émotions ?

Si nous redoutons que nos émotions provoquent des perturbations mentales et physiques, elles restent tout de même les boussoles de notre vie ! Apprendre à s’en servir, c’est à coup sûr mieux se connaître, mieux comprendre l’autre, pour au final...

     

 

 

4 conseils pour préserver la santé de vos salariés en télétravail

 


De plus en plus d’employeurs ont recours au télétravail ; mais moins d’un télétravailleur sur deux (45%) dit bénéficier d’un espace dédié à son domicile (selon l’étude Malakoff Mederic Humanis de Février 2019). Pourtant le passage au télétravail ça ne s’improvise pas.

Il faut l’anticiper pour garantir au salarié un cadre respectueux
de sa santé. C’est pourquoi il est important d’informer et de former le télétravailleur sur les dispositifs nécessaires à la limitation des risques professionnels.

Voici quatre points sur lesquels vous appuyer pour préserver la santé de vos télétravailleurs.


Conseil n°1 : Aménagement et ergonomie du poste de travail


Aménager le poste de travail de façon ergonomique est essentiel. Le télétravailleur comme ses collègues des bureaux est un salarié travaillant sur écran, sujet à de longues périodes assises. Ces longues heures passées dans une position identique, demandent une attention particulière à l’aménagement de son espace de travail, pour éviter l’apparition de TMS. Il est donc indispensable pour un salarié en télétravail d’avoir un espace dédié à l’activité professionnelle, contenant tout le matériel nécessaire à ses missions et aménagé de façon optimale pour son bien-être physique et mental.

Il devra donc comme ses collègues, disposer d’un bureau et d’un écran de travail. Le bureau comme pour les salariés sur site, doit être perpendiculaire à la fenêtre pour éviter les reflets lumineux sur écran conduisant à une fatigue visuelle. Pour l’écran deux options sont possibles : soit le salarié dispose d’un ordinateur fixe dédié au travail, soit celui-ci possède un ordinateur portable.

Bien souvent le télétravailleur exerce depuis un ordinateur portable. Mais celui-ci n’est ergonomiquement pas fait pour travailler plus de 2 heures d’affilés. Il faut donc adapter son poste de façon à convertir son ordinateur portable en « poste fixe » durant ses horaires travaillés.

Le clavier et l’écran constituent un tout indissociable sur ces appareils, seul l’ajout d’équipement permet une disposition confortable.

Pour rendre l’ordinateur portable plus ergonomique voici quelques équipement additionnels nécessaires :

• Ajouter un clavier et une souris séparés permet d’augmenter les possibilités d’ajustement.

• L’ajout d’un support en plan incliné permet lui de surélever l’écran pour que celui-ci soit à hauteur des yeux et ainsi éviter la fatigue visuelle mais aussi les tensions au niveau du cou et des épaules.

Un poste de travail mal agencé entrainera sur le long terme des douleurs liés aux mauvaises postures. Découvrez la localisation des douleurs les plus courantes : voir l'animation

Vous pouvez aussi offrir notre livret « Le travail sur écran » à vos télétravailleurs, celui-ci contient pleins d’exercices physiques qui permettent de prévenir les douleurs liées au travail sur écran.


Conseil n°2 : Lutter contre le risque d’isolement professionnel

L’isolement professionnel est l’un des risques liés au télétravail. Pour éviter cet isolement, il est important de mettre des procédures en place.

Avoir un horaire de communication quotidien déterminé, avec un collègue ou un responsable de l’entreprise, et ce même quand il n’y a pas de détails professionnels à discuter est essentiel. Cette action limite les risques d’isolement professionnel mais permet également de s’assurer que le salarié en télétravail, souvent seul chez lui, est en bonne santé et qu’il n’a pas fait de malaise ou de chute importante.

Afin de lutter contre cet isolement, il est aussi important de laisser le salarié informé sur l’entreprise. Celui-ci doit rester dans les mêmes boucles d’informations que ses collègues, même si certaines communications l’informeront sur des événements qui ne semblent pas le concerner directement ou pour lesquels il ne sera pas en mesure de se déplacer. Lorsque cela est possible, le télétravailleur doit se rendre aux réunions auxquelles il doit assister. Si le déplacement n’est pas envisageable un système de visioconférence doit être mis en place pour que celui-ci puisse tout de même y prendre part.

Pour limiter ce risque d’isolement, avoir au minimum un jour par semaine à l’entreprise permet de garder le contact direct avec ses collègues et sa direction et de ne pas devenir « transparent ». Tout cela est nécessaire pour que l’employé conserve un sentiment d’appartenance à l’entreprise et soit en bonne santé psychique.


Conseil n°3 : Droit à la déconnexion

Tout comme ses collègues, le télétravailleur dispose d’un droit à la déconnexion !

Des règles strictes concernant ses horaires de travail doivent donc être fixées et respectées par toutes les parties pour que celui-ci ne soit plus sollicité en dehors de ces heures travaillées. Il en va de même pour ses périodes de congés qui doivent être respectées. Certains dispositifs, valables également pour ses collègues des bureaux peuvent être mis en place. La suppression et la mise en place d’une réponse automatique aux mails reçus pendant les congés redirigeant l’émetteur vers des contacts disponibles ou l’invitant à renvoyer son message au retour de l’intéressé permet au salarié de ne pas être sollicité pendant cette période. La mise en veille des serveurs de l’entreprise après les horaires de travail est aussi une idée pour favoriser le droit à la déconnexion, attention cependant si cette mesure est mise en place, que les horaires du télétravailleur soient donc les mêmes que celles des bureaux.


Conseil n°4 : Les aider à mettre en place des pauses actives

Les employés de bureau disposent de pauses « naturelles » comme les discussions avec les collègues, une petite marche vers l’imprimante, la pause à la machine café… Autant de petits moments qui offrent la possibilité de changer de position. Mais ces pauses ne viennent pas naturellement au domicile. Il est donc indispensable d’informer les salariés en télétravail de l’importance de ces pauses physiologiques qui permettent de changer de position au cours de la journée et donc d’éviter les douleurs musculo-squelettiques. Les pauses avec une activité de marche sont également idéales pour favoriser le retour veineux, celui-ci étant réactivé dès le 7ème pas, il permet au sang de se ré-oxygéner et d’éviter la sensation de jambes lourdes. Les pauses actives, à réaliser au minimum une fois dans sa matinée et dans son après-midi, sont aussi des moments idéals pour se détendre et pratiquer quelques étirements.

Idées pour favoriser les pauses physiologiques et actives :

• Mettre l’imprimante dans une autre pièce pour aider à la mobilité et favoriser le retour veineux.

• Un ballon de Klein (aussi appelé « swiss-ball ») peut également être mis à disposition du télétravailleur pour qu’il puisse varier son assise au cours de la journée. Celui-ci doit être utilisé sur des périodes de 30 min à 1h idéalement ; il permet de faciliter le mouvement de la région lombaire et limite les pressions discales dans cette zone. Attention cependant, le diamètre du ballon doit convenir à la hauteur du bureau et à la taille du salarié pour que ses pieds touchent par terre. L’idéal est de l’utiliser sur du travail hors écran tel que de la lecture de document ou lorsque le salarié passe un coup de fil.

• Mais pour favoriser ces pauses essentielles au bien-être physique du salarié, pas si évidentes à intégrer en télétravail, vous pouvez également investir dans la mise en place d’outils
tel qu’ « i-préventive », un logiciel installé sur l’ordinateur du télétravailleur qui lui rappellera de faire des pauses actives au bon moment !

Bonus : Laissez cette infographie à votre télétravailleur, pour qu’il ait toujours à portée de main les bonnes pratiques pour sa santé.

Télécharger l'infographie "Télétravailleur, êtes-vous bien installé ?"
Ergonomie et conseils au poste de travail

La protection solaire des salariés exposés

Sont concernés :

  • Les salariés exerçant à l’extérieur, soit 10% de la population active,
  • Ceux travaillant en altitude ou sur des surfaces neigeuses ou réfléchissantes,
  • Les salariés exposés aux rayons ultraviolets en intérieur, générés par des sources artificielles.

L'exposition professionnelle intense et/ou prolongée aux UV génère des risques cutanés (érythème cutané, réactions de photosensibilisation, lésions précancéreuses…) et oculaires (conjonctivites, kératites, cataractes…) qui peuvent être aggravés par la co-exposition à certains médicaments ou à certains produits chimiques sensibilisants pour la peau (photosensibilisation). En particulier, l’association de l’exposition solaire aux produits pétroliers contenant des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) comme le bitume ou le goudron.

Il est donc important de mettre en place des mesures de prévention pour les salariés exposés aux UV :

  • EPI : lunettes et vêtements de protection…

  • Mesures organisationnelles : éviter le travail à la mi-journée au soleil, prévoir des structures ombragées…

  • Mesures techniques : équipements comportant des écrans de protection et capotage du matériel émettant des rayonnements optiques artificiels (UV, laser, etc)…

  • Suivi médical approprié des salariés potentiellement exposés.

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